19/05/2011 - AFP : Dépassements d'honoraires: vive réplique des praticiens de bloc opératoire

 

Dépèche AFP reprise par :

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•Les échos

Le syndicat de médecins Le Bloc, majoritaire chez les chirurgiens, anesthésistes et obstétriciens, a souligné mercredi l'évolution des charges de ces spécialistes en réponse à l'Assurance maladie qui avait dénoncé la veille la "dérive" des dépassements d'honoraires.

AFP - Le syndicat de médecins Le Bloc, majoritaire chez les chirurgiens, anesthésistes et obstétriciens, a souligné mercredi l'évolution des charges de ces spécialistes en réponse à l'Assurance maladie qui avait dénoncé la veille la "dérive" des dépassements d'honoraires.

Selon Philippe Cuq, coprésident de ce syndicat et lui-même chirurgien, les tarifs de remboursement de la Sécurité sociale aux chirurgiens pour leurs actes n'ont que très peu évolué en 30 ans, alors que le coût de la pratique professionnelle, et notamment des nouveaux appareils de haute technologie ont fortement progressé.

"On nous a laissés avec des tarifs bloqués, on nous a dit +continuez avec le secteur 2 (les praticiens pratiquant des honoraires libres, ndlr) avec des compléments d'honoraires+ et maintenant tout le monde s'en plaint", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Malheureusement (les dépassements) sont là, ils répondent à un besoin économique et si on avait pas eu le secteur 2 en chirurgie, cela aurait été une catastrophe pour la santé publique car on a maintenu un niveau qualitatif extraordinaire en France; tout cela il faut le prendre en compte", a-t-il ajouté.

A titre d'exemple, M. Cuq a indiqué que le tarif remboursé aux chirurgiens sur le traitement des varices était de 167 euros en 1990 et de seulement 178 en 2011, soit une progression de 6,6% en 20 ans.

Il a précisé que le tarif pour déboucher une artère, opération urgente et mettant la vie du patient en jeu, un chirurgien reçoit de l'Assurance maladie 215 euros et qu'il touche 25 euros supplémentaires si cette intervention a lieu en pleine nuit ou durant un dimanche ou un jour férié.

Mais, a noté le syndicaliste chirurgien, "en situation d'urgence nous ne prenons pas de complément d'honoraires".

M. Cuq a indiqué que les charges pour un chirurgien représentent 60% de ses honoraires bruts et que dans ces charges les primes d'assurance de responsabilité civile professionnelle (RCP) pèsent très lourd.

La question de la RCP médicale et de la flambée des primes d'assurance (résultant de la forte croissance des plaintes de patients) est un problème majeur pour les praticiens de bloc opératoire. Elle a fait l'objet d'un rapport au ministre de la Santé Xavier Bertrand mais n'a pas été réglée jusqu'ici.

29/04/2011 - Sabotage des négociations conventionnelles

Communiqué du bloc du 29 avril

SABOTAGE DES NEGOCIATIONS CONVENTIONNELLES

Les négociations conventionnelles ont buté une fois de plus sur le refus par la CSMF et le SML de la présence en tant qu'auditeurs des médecins en formation. Le thème prévu, les spécialités cliniques, n'a même pas été abordé. Déjà un mois de perdu depuis l'ouverture des négociations... Ce blocage est inadmissible, à la fois sur le fond et sur la forme.
•Sur le fond, exclure les jeunes est absurde : ils seront demain concernés au premier chef par cette convention. Qu'avons-nous donc à cacher qu'ils ne puissent entendre ? Ce n'est pas ainsi qu'on les incitera à faire le choix du libéral qui concerne aujourd'hui moins d'un jeune sur dix ;
•Sur la forme, si la signature d'une convention peut ne reposer que sur une partie des syndicats, les discussions doivent intégrer tous les syndicats représentatifs, chaque structure étant libre de composer sa délégation pour y participer. LE BLOC intègre donc légitimement des représentants des internes de spécialité et des chefs de cliniques dans sa délégation.

Ces manoeuvres dilatoires semblent être surtout un prétexte pour empêcher la discussion conventionnelle de se dérouler en séances plénière, et la ramener à des discussions parallèles n'intégrant qu'une partie des syndicats représentatifs. L'assurance-maladie et le pouvoir politique auraient tort de s'en laver les mains :
•Exclure le syndicat LE BLOC des discussions d'un secteur optionnel destiné aux praticiens du bloc opératoire, c'est nier le plébiscite des praticiens qui lui ont donné une écrasante majorité de 60%, et réduire à néant la représentativité séparée votée par la représentativité nationale ;
•Laisser l'assurance-maladie et la CSMF décider en tête à tête, c'est le meilleur moyen de prolonger le retard tarifaire des actes du bloc opératoire et de privilégier le financement des actes diagnostics répétitifs plutôt que celui des actes techniques thérapeutiques.

Comme il le fait depuis des années, pour le lancinant problème de l'assurance responsabilité civile des spécialités à risque, le syndicat LE BLOC est venu aux négociations pour proposer des solutions dans son domaine de compétence. Il le rappelle solennellement : on ne réglera pas les problèmes du bloc opératoire sans ses acteurs.

Contact presse :

Emeline Barbé - 06 87 76 17 23 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les co-présidents du BLOC

UCDF - PREMIER SYNDICAT CHIRURGICAL FRANÇAIS
MEMBRE FONDATEUR DU SYNDICAT REPRÉSENTATIF LE BLOC UNION AAL-SYNGOF-UCDF

UCDF - Union des Chirurgiens De France

9 rue Ernest Cresson - 75014 PARIS
Tel: 01 45 42 40 40